mercredi 14 janvier 2015

La bûche de Noël

La bûche de Noël


Au coeur de l'hiver la chaleur et la lumière du bois d'une bonne flambée dans la cheminée était le seul réconfort des pauvres gens. La famille se réunissait tout naturellement autour de la cheminée.
Il est tout naturel qu'on mette en honneur, à Noël, au cœur de l'hiver, l'énorme bûche qui se consumait lentement le soir de Noël et apportait chaleur et réconfort. C'était un bien précieux.

Lors de l'allumage, la bûche est bénie à l'aide d'une branche de buis, ou de laurier, conservée depuis la fête des Rameaux. Lors de sa combustion, la bûche est, dans certaines régions, arrosée de vin afin d'assurer une bonne vendange, ou de sel pour se protéger des sorcières. On conserve souvent les tisons afin de préserver la maison de la foudre et les cendres sont répandues dans les champs pour fertiliser la terre. On conservait aussi toute l'année du charbon qu'on faisait entrer dans la composition de plusieurs remèdes.

La bûche prenait divers noms selon les régions et les patois, le plus répandu était "Tréfeu" trois feus car elle devait brûler 3 jours durant.

Dans les pays du nord de l'Europe, des cérémonies traditionnelles étaient organisées en hiver comme la bénédiction du feu. C'était la fête du feu, le Licht des anciens Germains, le Yule Log, le feu d'Yule des forêts druidiques, auquel les premiers chrétiens ont substitué cette fête de sainte Luce (Evidemment, Lucie vient du latin lux, lucis, lumière) dont le nom, inscrit le 13 décembre au calendrier, rappelle encore la lumière.

Partout, même dans les plus humbles chaumières, on veillait autour de larges foyers où flambait la souche de hêtre ou de chêne. La porte restait grande ouverte aux pauvres gens qui venaient demander un gite pour la nuit. On leur versait en abondance le vin, la bière ou le cidre, suivant les contrées, et une place leur était accordée à la table de famille. On attendait ainsi la Messe de minuit.

La bûche de Noël est ainsi devenu un symbole important des fêtes de Noël.

De la bûche au dessert

Le gâteau en forme de bûche de Noël portait encore au début du xxe siècle le nom de « coquille » ou petite bûche, en patois, le cogneù En Flandre, dans la nuit de Noël, les mères déposent sur le chevet du lit de leurs enfants un gâteau nommé coignole. C'est une pièce de pâtisserie oblongue creusée dans sa partie supérieure et moyenne, afin de recevoir ou contenir un petit enfant Jésus en plâtre, ou en sucre. Dans quelques parties de la Lorraine, de semblables gâteaux se nomment cognés. Enfin, presque chaque province de la France a ses gâteaux de Noël qu'elle désigne par des noms différents.
La date de naissance du dessert qui a remplacé les bûches de l'âtre reste inconnue. Certains évoquent la création d'un pâtissier en 1945 mais le gâteau roulé de Noël est déjà traditionnel, tout du moins dans la région Poitou-Charentes, depuis le xixe siècle.
La bûche de Noël, à la base, était un biscuit génoise, sur lequel était étalée de la crème au beurre parfumé au café, au chocolat, au Grand Marnier, (etc) qu'on roulait ensuite pour lui donner la forme d'une bûche, qu'on recouvrait ensuite d'une fine couche de crème au beurre avec une poche munie d'une douille « chemin de fer ».

bûche de Noël au chocolat


D'autres desserts sont liés aux fêtes de Noël, comme les 13 desserts en Provence, le Kouglof en Alsace, le Christmas pudding en Angleterre, le panettone en Italie, le tourron catalan.



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