Les chants de Noël



Compilation des meilleurs chants de Noël

Paroles des plus grands chants de Noël

Les plus belles chansons de Noël

16 cantiques de Noël

Vive le vent

Douce nuit

Petit papa Noël

Mon beau sapin

Il est né le divin enfant

C'est le jour de Noël

C'est Noël, joie sur la terre










Fête de la Sainte Barbe le 4 décembre





Sainte Barbe a vécu au IIIe siècle à Héliopolis (aujourd'hui Baalbek au Liban) sous le règne de l’empereur Maximien.

Son père, paien, furieux de voir sa conversion, la fit enfermer dans une tour à deux fenêtres. Mais un prêtre chrétien, déguisé en médecin, s’introduisit dans la tour et la baptisa.
Au retour d’un voyage, son père, Barbe apprit qu’elle avait percé une troisième fenêtre dans le mur de la tour pour représenter la Sainte Trinité et qu’elle était chrétienne. Furieux, le père mit le feu à la tour. Barbe réussit à s’enfuir, mais un berger découvrit sa cachette et avertit son père.

Ce dernier la traîna devant le gouverneur romain de la province, qui la condamna au supplice. Comme la jeune fille refusait d’abjurer sa foi, le gouverneur ordonna au père de trancher lui-même la tête de sa fille.




En signe de vengeance céleste, la foudre, tomba sur lui. Quand les chrétiens vinrent demander le corps de la jeune martyre, ne voulant pas utiliser son prénom perse et ne pouvant pas se dévoiler en utilisant son prénom de baptême chrétien, ils ne purent en parler que comme « la jeune femme barbare », d'où le nom de sainte Barbara qui lui fut donné.

Depuis le Moyen Age, on attribue à Sainte Barbe, le pouvoir de protéger de la mort violente. 

Sainte Barbe est devenue la sainte patronne des mineurs, des carriers, des alpinistes, des canonniers, géologues, métallurgistes, artificiers, pompiers, ingénieurs et des prisonniers. 





La fête de la Sainte Barbe est associée à des rites de fécondités ou de divination.

Le 4 décembre, en Alsace, on coupe des branches d’arbres fruitiers (en particulier le cerisier) qu’on place dans un vase rempli d’eau. Si les bourgeons éclosent le soir de Noël, on peut y voir un bon présage de fécondité, d’abondance et de chance en amour pour les jeunes filles.

En Provence on fait germer des graines de blé ou de lentilles dans trois soucoupes couvertes de coton humide que l'on dispose devant la crèche. Si de jeunes pousses vertes apparaissent pour Noël, c'est le signe d'une bonne récolte pour l'année à venir.




En Savoie, le premier samedi de décembre, à Bozel, la chapelle Sainte-Barbe est exceptionnellement ouverte, et une messe y est célébrée le matin. Puis s’ensuit une dégustation de soupe traditionnelle (haricots et lard), préparée dans la nuit dans un immense chaudron par les habitants et partagée entre toutes les personnes présentes.

A Saint Etienne, la Sainte-Barbe, patronne des mineurs, défile dans les rues jusqu'aux différents puits de mines, ce défilé est généralement accompagné d'un spectacle. Le maire donnait traditionnellement un jour de congé à cette occasion. Par extension elle est aussi la sainte patronne des écoles des Mînes.

Au sein des corps de sapeurs-pompiers, la fête de la Sainte-Barbe est souvent associée à un défilé et à un repas ou un bal dans de nombreuses villes de France. Cette fête traditionnelle se réfère à la sainte réputée protectrice des sapeurs-pompiers.


Fête de la Sainte Catherine le 25 novembre

chapeau de Sainte Catherine

Le 25 Novembre, jour de la Sainte Catherine, on fête les jeunes filles de 25 ans (les catherinettes) qui ne sont pas encore mariées. La tradition veut qu'elles portent un chapeau extravagant aux tons jaunes et verts confectionné pour ou par elles, à leur image.

Sainte Catherine est la patronne des filles à marier, mais aussi des théologiens, philosophes, orateurs, notaires, étudiants, meuniers, plombiers, tailleurs ...

L'étymologie grecque du prénom Catherine est "Katharos" qui signifie "pure".


Autrefois, les statues de sainte Catherine placées dans les églises étaient ornées d'une coiffe qui était renouvelée chaque année. Cette opération était le privilège des jeunes femmes âgées de plus de 25 ans et encore célibataires. D’où l'expression « elle va coiffer sainte Catherine » qui signifiait que la jeune femme n'avait toujours pas trouvé de mari.

Cette dernière pouvait alors implorer la sainte avec la prière suivante : « Sainte Catherine, aide-moi. Ne me laisse pas mourir célibataire. Un mari, sainte Catherine, un bon, sainte Catherine ; mais plutôt un que pas du tout ».

Les jeunes filles à marier se promenaient en ville revêtues de tenues et de chapeaux extravagants et se rendaient en cortège devant une statue de Sainte Catherine pour la parer de fleurs, rubans, chapeaux ... Elles coiffaient Sainte Catherine dans l'espoir de trouver un mari ! Elles allaient au bal et celles qui voulaient trouver un mari se mettaient un chapeau complètement fou sur la tête. Elles y accrochaient des objets jaunes et verts pour se faire remarquer.





Origine de Saint Catherine

Sainte Catherine d'Alexandrie a vécu au IIIe siècle. Sa légende rapportée en France par les croisés, raconte qu'elle est morte vierge et martyre. Elle fut d'abord attachée à une roue munie de pointes, qu'elle parvint à briser par ses prières. Elle fut ensuite décapitée et de son corps jaillit du lait. Puis elle fut portée part des anges sur le Mont Sinaï.

Née à Alexandrie au sein d'une famille noble, Sainte Catherine se convertit au christianisme à la suite d'une vision. Très intelligente, elle suit les cours des plus grands maîtres chrétiens.

Elle est la seule sainte du paradis à posséder trois auréoles : la blanche des vierges, la verte des docteurs et la rouge des martyrs.

Sainte Catherine

Sainte Catherine d'Alexandrie



La Saint Catherine est la fête des modistes (fabrique des chapeaux) et des Maisons de couture qui donne l'occasion de créer et de porter de superbes chapeaux. 

Il n'y a pas que dans les Maisons de couture qu'on fête la sainte Catherine, dans les bureaux également, les jeunes filles célibataires de plus de 25 ans portent un  chapeaux. Elles doivent le garder jusqu'à la fin de la journée.











Fête de la Saint Martin le 11 novembre




"A la Saint Martin il faut goûter le vin"

le 11 novembre


Saint-Martin est l'une de ces anciennes fêtes de lumière qui annoncent Noël. Elle est encore fêtée surtout dans le nord de la France. 

Les enfants défilent dans les rues en brandissant des lanternes creusées dans des betteraves (ou d'autres légumes) et chantent d'amusantes chansons. 

Cette coutume très ancienne appelée fête des Guénels célèbre la fin des travaux agricoles.

Autrefois partout en Europe, les dernières grandes foires de l’année avaient lieu le jour de la Saint Martin. On y faisait commerce de cochonailles, d'oies et de canards gras.

C'est à la Saint Martin qu'on tue le cochon.

On venait aussi tirer le vin nouveau des dernières vendanges et goûter la bière de Noël spécialement brassée à cette occasion.

C'était aussi l'occasion de renouveler les baux de fermages et d'engager pour l'année les ouvriers agricoles.

Le "mal de Saint Martin" reste l'expression populaire pour parler d'ivresse due aux excès de boisson pendant les foires de la Saint Martin.

Fêter la Saint Martin signifie faire bonne chère, c'est une fête d'abondance comme le Mardi Gras. Après la Saint Martin commençait le petit carême de Noël.

Les marchés de Noël sont les cousins de ces anciennes foires de la Saint Martin.


Les petits enfants allemands, autrichiens et hollandais fêtent aussi la Saint Martin. La nuit du 11 novembre ils passent dans les maisons pour apporter des petits pains briochés aux enfants sages et des crottes d'ânes aux paresseux. Puis le soir, on déguste une oie rotie en famille.

En Allemagne, les enfants défilent dans les rues. Ils sont déguisés et tiennent des lanternes dans leurs mains. A la tête du défilé, se trouve un homme à cheval : il est habillé comme st Martin. C’est la St Martinstag.




Qui est Saint Martin ?

Saint Martin de Tours, aussi nommé Martin le Miséricordieux est né à Sabaria (ou Savaria) de Pannonie dans l’actuelle Hongrie, en 316. C’est un des principaux saints de la chrétienté. 

Saint Martin est le patron de plusieurs lieux : Tours, Buenos Aires, Mayence, Utrecht et Lucques, Martina Franca. Son père était tribun militaire de l'Empire romain, c'est-à-dire un officier supérieur chargé de l’administration de l’armée, et ce n’est probablement pas un hasard si le nom de Martin signifie « voué à Mars », Mars étant le dieu de la guerre à Rome.

Martin était très intéressé par la religion ce qui agaçait son père qui voyait en lui un futur militaire. Il le fit entrer dans l’armée à 15 ans.


Une nuit d’hiver, lors d’une ronde à Amiens, il partage son manteau avec un déshérité transi de froid. Il tranche son manteau ou tout du moins la doublure de sa pelisse et la nuit suivante le Christ lui apparaît en songe vêtu de ce même pan de manteau. Il a alors 18 ans. Le reste de son manteau, appelé « cape » sera placé plus tard, à la vénération des fidèles, dans une pièce dont le nom est à l'origine du mot : chapelle.

Après deux ans d’armée, Saint Martin se fait baptiser. Il vit ensuite une vie d’Ermite puis s’installe à Poitiers.

Agé de 44 ans, il s’installe sur un domaine gallo-romain et y crée un petit ermitage, que la tradition situe à 8 km de la ville : l’abbaye de Ligugé où il est rejoint par des disciples. Il crée ici la première communauté de moines sise en Gaule. Ce premier monastère est le lieu de l’activité d’évangélisation de saint Martin pendant dix ans. Il accomplit ses premiers miracles et se fait ainsi reconnaître par le petit peuple comme un saint homme.

Le 4 juillet 371, il est proclamé évêque de Tours. Même s’il est évêque, il ne modifie en rien son train de vie. Il crée un nouvel ermitage à 3 km au nord de Tours avec pour règle la pauvreté, la mortification et la prière. Il remplace les sanctuaires païens par des églises et des ermitages et comprenant fort bien l’homme de la campagne et ses besoins. Il se donne les moyens de le convertir alors que la foi chrétienne est encore essentiellement urbaine.

Un jour, voyant des oiseaux pêcheurs se disputer des poissons, il explique à ses disciples que les démons se disputent de la même manière les âmes des chrétiens. Et les oiseaux prirent ainsi le nom de l'évêque ; ce sont les martins-pêcheurs.

Martin meurt à Candes, le 8 novembre 397.

Une légende veut que les fleurs se soient mises à éclore en plein novembre, au passage de son corps sur la Loire. Ce phénomène étonnant donnera naissance à l’expression « été de la Saint-Martin».




La légende de Saint Martin ?

Voici une des légendes sur Saint Martin
Un soir d'hiver près d'Amiens, Martin officier dans les légions romaines, rencontre un mendiant grelottant. Il enlève le grand manteau qui l'enveloppe, sort son épée du fourreau et le coupe en deux : la moitié pour le mendiant, l'autre pour lui. A la suite d'un songe dans lequel le mendiant a le visage du Christ, Martin se convertit au christianisme.

Les enfants chantent en Flandre française, cette chanson, le soir de la Saint-Martin :

« Saint Martin
Boit du vin
Dans la rue des Capucins
Il a bu la goutte
Il a pas payé
On l'a mis à la porte avec un
Coup d'balai »

en défilant dans la rue, avec une lanterne en forme de tête, creusée dans une betterave à sucre. Aprés le défilé, on leur donne une brioche en forme particuliére que l'on appelle" folard (Voolaeren,en flamand)"ou "craquandoules ", et une orange. Puis le concours de la plus belle lanterne (betterave creusée avec bougie" est organisé.




Cette fête n'est pas sans rappeler, celle d’Halloween qui elle aussi est une fête de la NUIT, de la MORT, alors que la St martin est une fête païenne joyeuse. 

Elle est toujours fêtée dans les écoles laïques des Flandres et Picardes. Bien que d'inspiration chrétienne, la Saint-Martin en Flandres est une fête païenne.
 

 






Le personnage du Père Noël inspiré par le grand Saint Nicolas


Du Saint Nicolas au Père Noël...

Le saviez-vous ? A l'origine du Père Noël il y avait Saint Nicolas !

Le Père Noël est un personnage qui n'a rien à voir avec la fête chrétienne de Noël.

C'est un concept récent qui date du XIXe siècle. 

Avant les premières apparitions du Père Noël, c’est le personnage de Saint Nicolas qui était chargé de récompenser les enfants sages chaque 6 décembre. 

En France la Saint Nicolas est une fête populaire importante en Lorraine et également en Alsace.

En savoir plus sur Saint Nicolas





La coutume de fêter la Saint Nicolas était surtout répandue dans le nord et l’est de l’Europe. 

Le 6 décembre Saint Nicolas rendait visite aux enfants sages accompagné de son âne et d’un sombre personnage, le Père Fouettard. Les enfants sages recevaient une orange, des bonbons ou un pain d’épices. 
Le Père Fouettard grondait les enfants qui n’avaient pas été sages.

Cette coutume de Saint Nicolas a été importé aux Etats-Unis au XVIIe siècle par les immigrés allemands et hollandais. C’est aux Etats Unis qu’il a pris l'ampleur commerciale que nous connaissons actuellement.

En 1821, un pasteur américain, Clément Clarke Moore, inventa un conte de Noel pour ses enfants dans lequel un personnage sympathique apparaît, le Père Noël, dans son traîneau tiré par huit rennes. 

Il le fit dodu, jovial et souriant, se débarrassa du Père Fouettard de la crosse de Saint Nicolas, il remplaça la mitre par un bonnet, sa crosse par un sucre d'orge.

La mule fut remplacé par 8 rennes fringants. 

Ce conte fut publié pour la première fois dans le journal Sentinel, de New York, le 23 décembre 1823.

Il fut repris les années suivantes par plusieurs grands quotidiens américains et traduit en plusieurs langues pour être diffusé dans le monde entier.

 





En 1860, l’allure de Santa Claus se modifie. Thomas Nast, illustrateur et caricaturiste au journal new-yorkais Harper's Illustrated Weekly, revêt Santa-Claus d'un costume rouge, garni de fourrure blanche et rehaussé d'un large ceinturon de cuir.




Puis en 1885, Thomas Nast dessine une illustration montrant deux enfants qui regardent sur une carte du monde le tracé de Santa Klaus depuis sa résidence du Pôle Nord vers les Etats Unis. C'est ainsi que la légende de la résidence officielle du Père Noël était née.


En 1886, l'écrivain américain George P. Webster reprenait cette idée et précisant que sa manufacture de jouets et sa demeure étaient cachées par la neige et la glace durant les longs mois d’été.

Pour cette raison, dans certaines régions de France, les enfants déposent sous le sapin de Noël, un verre de vin pour le Père Noël et une carotte pour son âne.


50 ans plus tard, en 1931, après un grand saut dans l’histoire, nous retrouvons le Père Noël avec un gros ventre rebondissant, un air jovial, sa longue robe rouge a été remplacée par un pantalon et une tunique. Mais que s’est il passé ?




La marque Coca Cola a repris l’image du Père Noël pour une campagne publicitaire. 

Coca Cola souhaitait inciter les consommateurs à boire du Coca Cola en plein hiver. Grâce au talent artistique de Haddon Sundblom, le Père Noël a pris une stature plus humaine, le rendant ainsi plus convaincant et nettement plus accessible : un ventre rebondissant, un air jovial. La longue robe rouge a été remplacée par un pantalon et une tunique. 

Ainsi, pendant près de 35 ans, Coca-Cola diffusa ce portrait du Père Noël dans les médias partout dans le monde. C’est cette nouvelle image plus commerciale du Père Noël qui revint en Europe.




















L'origine des cartes de voeux


L'origine des cartes de voeux


La tradition d'échanger des voeux lors de la période de Noël est très ancienne. 

Au départ, cette tradition se limitait aux voisins. Il faut attendre le développement des systèmes postaux pour voir se généraliser cette pratique et l'étendre à des amis et des parents éloignés.

En l'Angleterre, les marchands envoyaient à leur clientèle des cartes commerciale de souhaits.

Au milieu du XIXe siècle, les anglais n'ont plus le temps d'écrire toutes les lettres de voeux à Noël. 

Sir Henry Cole, fort occupé, fait imprimer en 1843, les premières cartes gravées de Noël : il n'a plus qu'à ajouter son nom et celui de son destinataire.

L'Allemagne, participa également à son évolution en 1796, grâce à un tout nouveau procédé d'imprimerie mis au point par Aloys Senefelder. La méthode de lithographie, par reproduction de plusieurs images, en fit sa popularité.

C'est en 1843 que la première carte de souhaits fut postée, 3 ans après l'apparition du premier timbre postal, en Angleterre. Elle fut réalisée par John Calcott Horsley, pour le compte de sir Henry Cole. Cette dernière illustrait une famille célébrant Noël en levant un verre ! Ce qui offusqua les défenseurs de la tempérance !

Louis Prang, immigrant allemand aux Etats-Unis, produisit les premières cartes de voeux de couleur, surtout utilisées pour le Jour de l'An.

Au Canada, le phénomène a débuté vers 1870, et la majorité de ces cartes étaient originaires de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis, représentant des scènes hivernales, d'activités et de sports typiques au pays !

Une trentaine d'années plus tard, la lithographie en couleur à bas prix et un tarif postal spécial, lance cette mode. 

Aujourd'hui les cartes de voeux internet ont pris le relais et permettent d'envoyer rapidement et sans délai postaux, des cartes originales et animées.



Les marchés de Noël



Marchés de Noël


Les marchés de Noël s'installent à partir de fin novembre pour la période de l'Avent.

On y trouve tout ce qui peut contribuer à faire de Noël une superbe fête : décorations, aliments pour le réveillon, petits cadeaux, sucreries, bougies, fleurs séchées, couronnes, calendriers, sapins.

Les marchés de Noël ont pris la suite des foires de la Saint Martin fêtée le 11 novembre.

Autrefois partout en Europe, s'ouvraient le jour de la Saint Martin, les dernières grandes foires de l'année. On y faisait commerce de cochonnailles, d'oies et de canards gras. 

C'est à la Saint Martin qu'on tuait le cochon. 
On venait aussi tirer le vin nouveau des dernières vendanges et goûter la bière de Noël spécialement brassée à cette occasion.


C'était aussi l'occasion de renouveler les baux de fermages et d'engager pour l'année les ouvriers agricoles.

Fêter la Saint Martin signifie faire bonne chère, c'est une fête d'abondance comme le Mardi Gras. 

Ceci s'explique par le fait qu'après la Saint Martin commençait le petit carême de Noël.


En Espagne, en Italie et dans le sud de la France, on y achète les santons et les accessoires pour constituer la crèche.

La tradition des marchés de Noël est encore bien vivante dans toutes les régions. De plus en plus de villes et de villages organisent un Marché de Noël dès la fin novembre. 

L'ambiance est féerique, les différentes échoppes sont rassemblées dans des petits chalets en bois avec de belles illuminations. 

Il y règne une ambiance de fête enfantine aux parfums de vin chaud pour les grands, de chocolat chaud pour les petits et de pain d'épices.

Marché de Noël à Charleville Mézières
Marché de Noël à Charleville Mézières

Marchés de Noël




Origine de la crèche de Noël



Dans l'évangile de Luc, l'endroit où est déposé Jésus à sa naissance est désigné par le mot de mangeoire, qui se dit "cripia" en latin, d'où est issu le mot "crèche". 

Par extension, la crèche s'apparente à l'étable toute entière, comme il en existait beaucoup en Palestine à cette époque.

Dès le IIIe siècle, les chrétiens vénèrent une crèche dans une grotte de Bethléem, supposée être le véritable lieu témoin de la Nativité.

Au Moyen Age, les pièces de théâtres et les représentations scéniques étaient très appréciées en Europe. Elles étaient en général assez crues, animées et équivoques. Leur contenu, symbolique, puisait souvent dans les traditions et les rites païens.

Au lieu d'interdire formellement ces pratiques païennes, l'Eglise tenta de leur opposer des pièces et tableaux vivants qui avaient pour thème principal la naissance du Sauveur selon les données des Évangiles de Matthieu et de Luc. Ces pièces étaient jouées au cours de la célébration liturgiques pour la rendre plus présente aux yeux des fidèles et attiser la foi.


Crèche de Noël



Les premières crèches ressemblant à celles que nous connaissons actuellement font leur apparition dans les églises au XVIe siècle.

Conscient du pouvoir de ces compositions, les Jésuites réalisent des crèches d'église, notamment à Prague en 1562, qui figurent parmi les plus anciennes connues.

Progressivement les crèches entrent dans les maisons. Elles sont d'abord constituées de petites figurines de verre filé de Nevers, de porcelaine, de cire, de mie de pain ou de bois sculpté.


Traditionnellement, on installe sa crèche le 1er dimanche de l’Avent, ou à la Saint Nicolas ou le dernier dimanche avant NoëlIl faut lui trouver une place de choix dans la maison, comme le salon et aménager un décor qui la mette en valeur. La crèche restera dans la maison jusqu’au 2 février, date de la présentation de Jésus au Temple. Entre temps, les Rois mages seront arrivés le 6 janvier, jour de l’Epiphanie.


La crèche provençale

En France, l'interdictionfaite pendant la Révolution de présenter en public des scènes religieuses, favorise le développement des crèches domestiques et le commerce des petits personnages parmi lesquels des bergères aux joues roses en costume du XVIIIe siècle.


Puis les crèches s'inspirent de la vie locale. Dans un style naïf, les artisans évoquent des personnages typiques de la région ou du village ou des défunts de la famille.

A partir du XIXe siècle, la crèche provençale devient la plus populaire.

Elle finit par représenter tous les métiers de l'époque en costume local des années 1820 à 1850. 

Ces petits santons rappelle la simplicité originelle de la grotte de Bethléem.


Crèche de Noël


Les santons

Le nom des santons vient du provençal "santons" qui signifie "petit saint".

Les personnages étaient façonnés avec de la mie de pain séchée, puis peints à l'huile et au vernis.

Depuis le début du XIXe siècle, les santonniers se transmettent de père en fils leur art populaire dans le respect des traditions. Marseille est la capitale des santons depuis 1803.


Santons de provence

Santons Carbonel


Les santons Carbonel sont une institution dans l'univers des crèches de Noël. Le matériau utilisé est l'argile locale de Marseille ou d'Aubagne, de couleur rouge.  Le plastique, le plomb ou le plâtre sont proscrits.


La tradition des crèches s'est développée dans le monde entier : crèche africaine en bois, asiatiques avec un petit Jésus aux yeux bridés, certaines sont même en argent en Roumanie.

En Amérique Latine, on compte autant de crèche que de village. Elles sont en bois, en terre cuite, en pâte à sel ou même en sucre


Crèche du Guatemala
Crèche du Guatemala










Les crèches baroques ou crèches napolitaines 


Au XVIIe siècle, les crèches quittent les églises pour décorer les fastueuses demeures aristocratiques de style baroque.

Dans ce domaine les crèches produites à Naples restent un modèle du genre.

Elles sont riches, élégantes et sont très demandées dans toute l'Europe au XVIIIe jusqu'au milieu du XIXe siècle.

C'est en Italie, entre le XVe et le XVIe siècle, qu'apparaissent les premières crèches au sens moderne du terme. Leurs personnages sont des statues colorées, parfois même atteignant la taille humaine.

C'est la ville de Naples qui se distingue par ses crèches : à plusieurs niveaux avec une grande diversité de personnages.

Les personnages sont faits d'étoupe armé de fil de fer puis revêtus de riches étoffes. Les visages sont en terre cuite peintes, les yeux en verre.

crèche napolitaine
Crèche Napolitaine

Chaque année à Naples des nouveaux personnages de crèches sont créés en fonction de l'actualité.


Les rois mages

Les rois mages sont des personnes importants. Pendant longtemps, le 6 janvier jour de l'Epiphanie fût plus important que le jour de Noël. Ce jour là, on célébra le miracle de Cana : de l'eau changée en vin. Un rituel de quête terminait jadis la période des 12 jours de fêtes.  Les quêteurs recevaient souvent en guise de présent une part de galette....

En Espagne l'Epiphanie est restée une fête aussi importante que Noël et c'est d'ailleurs à cette date que les jouets sont distribués aux enfants.

La symbolique des cadeaux en portait témoignage : l'or de Melchior célébrait la royauté, l'encens de Balthazar la divinité et la myrrhe de Gaspard annonçait la souffrance rédemptrice de l'homme à venir sous les traits de l'enfant.

L'origine des Rois mages est aujourd'hui encore obscure. On les dits savants, riches mais errants. 

Une chanson populaire raconte comment les Rois mages sont venus d'Afrique. 


Pour l'Evangile, ils arrivèrent de l'Orient.

"Venus d'Orient, trois rois se mirent en route en suivant la lumière de l'étoile qui les guida jusqu'à Bethléem. Ils y trouvèrent l'enfant Jésus, qui appelèrent le " Nouveau Roi des Juifs ". 
Quand ils le découvrirent dans l'étable, près de ses parents, Marie et Joseph, ils s'agenouillèrent devant lui en signe de respect et lui apportèrent de l'or, de la myrrhe et de l'encens."

La myrrhe est une résine odorante fournie par un arbre d'Arabie, le balsamier.

Les rois mages