Sainte-Lucie le 13 décembre

La Sainte-Lucie est fêtée le 13 décembre en l'honneur de Sainte Lucie de Syracuse. 

Avec l'Avent, cette fête marque le début de la période de Noël.

Lucie vient de 'lux', la lumière ou de 'Lucis via' qui signifie Chemin des Lumières.


A l’origine Sainte Lucie était une fête importante dans toute la Chrétienté occidentale. Elle est aujourd'hui célébrée en Suède, Danemark, Norvège, Finlande, en Islande et Italie.


Avant la réforme du calendrier grégorien, au XVIe siècle, cette fête tombait le jour du solstice d'hiver dans l'hémisphère nord.

La Suède est le pays où cette fête est la plus répandue (Sankta Lucia en suédois).


Lucie est un prénom venant du latin lux, lucis, désignant la lumière, et la lumière est à l'honneur lors de ces célébrations.
Avec la sainte Lucie on rejoint la fête des lumières particulièrement célèbrée à Lyon le 8 décembre.


Traditions de la Sainte Lucie en Suède

Dans toutes les familles suédoises, entreprises, écoles ou ville, on choisit sa propre Lucie.

Elle est vêtue d'une longue robe blanche, ceinturée de rouge et coiffée d'une couronne garnie de bougies. Elle souvent accompagnée de ses demoiselles et de ses garçons d'honneur eux-aussi vêtus de blanc. Tous chantent des chansons traditionnelles. Les garçons portent des chapeaux terminés par des étoiles dorées.


La plupart du temps, les jeunes font la fête le 12 au soir qui dure jusqu'au petit matin.

Le matin du 13 décembre, la « Lucie » de la famille apporte le petit déjeuner au lit à ses parents. Garçons et filles se rassemblent autour du lit. La plus jeune des filles, s'avance toute illuminée et portant un plateau sur lequel sont disposés des mets pour le petit déjeuner : un café fumant, des brioches au safran (Lussekatte ou "chat de Sainte-Lucie), des gâteaux au gingembre en forme d'étoile, de pantin ou de coeur (les lussebullar). Les enfants chantent des chants traditionnels.




Dans toutes les maisons on célèbre la Sainte Lucie, qui marque la nuit la plus longue de l'année. A cette époque le jour ne dure que 4 heures. On déguste des petits gâteaux en forme d'étoile au coin du feu. C’est l’occasion de boite du GLÖGG, une boisson chaude composée de vin épicé.


A l’origine, le terme « lussekatt » (chat de Lucie) n’avait rien à voir avec Lucie elle-même, c’était en réalité une référence au diable (Lucifer) qui provient d’une tradition germanique remontant au 17ème siècle. Le diable, sous la forme d’un chat, venait distribuer des fessées aux enfants alors que Jésus (sous la forme d’un enfant) distribuait quant à lui des brioches aux gentils bambins. La jolie couleur chaude des brioches était censée conjurer les ténèbres maléfiques.

Les lussebullar sont apparus pour la première fois en Suède vers la fin du 17ème siècle, et dès 1800 (soit plus ou moins le moment où Sainte Lucie commença a être célébrée en Suède) la tradition s’était déjà propagée à travers tout le pays.

Ces petites brioches font l’objet d’une tradition culinaire fermement ancrée dans la culture suédoise liée à l’Avent. En effet, c’est lors de cette période qu’on les déguste traditionnellement, et plus particulièrement le jour de la Sainte Lucie (le 13 décembre), accompagné d’une bonne tasse de glögg.



Qui est Saint Lucie ?

Lucie est originaire de Syracuse. Elle a vécu en Sicile au IVe siècle : c'est l'une des premières chrétiennes. A cette époque les croyants sont souvent maltraités et se cachent dans des grottes pour prier. Lucie leur apporte de la nourriture pendant la nuit.

Sur sa tête repose une couronne de bougies allumées, ce qui lui laissait les mains libres pour transporter mets et boissons et éclairer son chemin. La légende raconte que la beauté de ses yeux séduisit un jeune païen qui tomba amoureux d'elle mais que Lucie repoussa. De rage, il l'a fit arrêter par les hommes de l'Empereur de Rome.

En fait Sainte Lucie est une martyre chrétienne qui a été condamné à mort pour avoir apporté aux autres chrétiens à manger. On a essayé de la brûler, mais les flammes n'ont pas voulu la tuer et donc elle a été tuée avec une épée. On dit que sous la torture elle continua a parler de sa foi. Pour la punir, les bourreaux lui arrachèrent les yeux avant de la tuer.

Une autre légende raconte ceci :

Lucie, vierge de Syracuse (Sicile), alla sur la tombe de Sainte Agathe accompagnée de sa mère qui souffrait depuis quatre ans d'une perte de sang. Après avoir touché le tombeau elle guérit aussitôt de sa maladie. En guise de remerciements, Lucie distribua tous ses biens aux pauvres.
Cela irrita son fiancé, qui dénonça Lucie, lui reprocha d'être chrétienne et de violer les édits des Césars.
Comme le fiancé ne parvenait pas à oublier les beaux yeux de Lucie, elle s'arracha les yeux et les lui fit parvenir dans un plat. On la représente portant ses yeux d'une main et tenant dans l'autre la palme des martyrs.
Plus tard ses yeux sont réapparus à la suite de ce don et c'est ainsi que les tableaux la montrent.




Découvrez les recettes :

Lussekatte : brioches au safran

Gâteaux au gingembre en forme d'étoile ou de coeur


Glögg

Fête des lumières le 8 décembre



Le 8 décembre la ville de Lyon est en fête. Tout brille et scintille. Les monuments sont illuminés, des spectacles de son et lumières se déroulent dans toute la ville.

Pourquoi cette débauche de lumière le 8 décembre ?

C’est pour honorer la vierge Marie qui a protégé la ville d'une grande épidémie de peste à l’époque de la Renaissance.

En cet honneur deux statues de la Vierge de la vierge ont été élevées, l’une sur la place des changes, l’autre sur la pile du pont de Saône.


Les echevins firent vœu pour eux et pour leurs successeurs, d’aller à toutes les fêtes de la nativité de Notre Dame qui était le huitième jour de septembre, sans robe, néanmoins avec leurs habits habituels, en la chapelle de Fourvière pour ouïr la messe, y faire les prières et les dévotions à la dite Vierge et lui offrir en forme d’hommage et reconnaissance, la quantité de sept livres de cire blanche en cierges et flambeaux et un écu d’or au soleil et ce pour la disposer à recevoir en sa protection particulière la ville de Lyon.

Les Lyonnais ont pris l’habitude, depuis le premier Vœu des Echevins, de demander l’intercession de la Vierge, pour une maladie, le retour d'un soldat, un enfant...
Ils se rendent fréquemment au sommet de la colline de Fourvière dans une petite église qui domine la ville - celle qui encore aujourd'hui est là, blottie contre la basilique.

Les années passent et les pèlerins sont toujours plus nombreux. La vieille église doit être restaurée. A partir de 1848 on se pose la question de refaire le vieux clocher. En 1852 la restauration du clocher est terminée et l’on va placer sur celui-ci une magnifique statue de Marie en bronze dorée.

Bien entendu la date choisie est celle du 8 septembre 1852, celle de la Nativité de Marie. Malheureusement le ciel n’est pas d’accord, quelques jours avant, les nuages grondent, la ville se retrouve sous des torrents d’eau et la Saône déborde. Une nouvelle date est choisie : le 8 décembre, elle aussi fête de la Vierge, c’est la fête de Notre Dame des Advents qui deviendra deux ans plus tard, en 1854, la fête de l’Immaculée Conception.

Mais ce jour là, des orages terribles éclatent et de nouveau la Saône menace. Les notables décident de repousser une seconde fois la cérémonie – mais miracle, en fin de journée les nuages poussés certainement par un doigt divin vont mouiller d’autres terres et le ciel se fait clément. Les Lyonnais, installent alors à la nuit tombée sur leur fenêtre, lumignons, bougies, bougeoirs qui vont illuminer la ville d’une douce lumière. Les bougies brûleront jusqu’au petit matin.


Et traversant le temps, ce qui était un geste de Foi s’est dilué dans le patrimoine laïque lyonnais et le fait de mettre quelques bougies à la fenêtre le 8 décembre, se perpétuera dans toutes les familles.







Sainte Barbe le 4 décembre



Sainte Barbe a vécu au IIIe siècle à Héliopolis (aujourd'hui Baalbek au Liban) sous le règne de l’empereur Maximien.

Son père, paien, furieux de voir sa conversion, la fit enfermer dans une tour à deux fenêtres. Mais un prêtre chrétien, déguisé en médecin, s’introduisit dans la tour et la baptisa.
Au retour d’un voyage, son père, Barbe apprit qu’elle avait percé une troisième fenêtre dans le mur de la tour pour représenter la Sainte Trinité et qu’elle était chrétienne. Furieux, le père mit le feu à la tour. Barbe réussit à s’enfuir, mais un berger découvrit sa cachette et avertit son père.

Ce dernier la traîna devant le gouverneur romain de la province, qui la condamna au supplice. Comme la jeune fille refusait d’abjurer sa foi, le gouverneur ordonna au père de trancher lui-même la tête de sa fille.



En signe de vengeance céleste, la foudre, tomba sur lui. Quand les chrétiens vinrent demander le corps de la jeune martyre, ne voulant pas utiliser son prénom perse et ne pouvant pas se dévoiler en utilisant son prénom de baptême chrétien, ils ne purent en parler que comme « la jeune femme barbare », d'où le nom de sainte Barbara qui lui fut donné.

Depuis le Moyen Age, on attribue à Sainte Barbe, le pouvoir de protéger de la mort violente.

Sainte Barbe est devenue la sainte patronne des mineurs, des carriers, des alpinistes, des canonniers, géologues, métallurgistes, artificiers, pompiers, ingénieurs et des prisonniers.





La fête de la Sainte Barbe est associée à des rites de fécondités ou de divination.

Le 4 décembre, en Alsace, on coupe des branches d’arbres fruitiers (en particulier le cerisier) qu’on place dans un vase rempli d’eau. Si les bourgeons éclosent le soir de Noël, on peut y voir un bon présage de fécondité, d’abondance et de chance en amour pour les jeunes filles.

En Provence on fait germer des graines de blé ou de lentilles dans trois soucoupes couvertes de coton humide que l'on dispose devant la crèche. Si de jeunes pousses vertes apparaissent pour Noël, c'est le signe d'une bonne récolte pour l'année à venir.




En Savoie, le premier samedi de décembre, à Bozel, la chapelle Sainte-Barbe est exceptionnellement ouverte, et une messe y est célébrée le matin. Puis s’ensuit une dégustation de soupe traditionnelle (haricots et lard), préparée dans la nuit dans un immense chaudron par les habitants et partagée entre toutes les personnes présentes.

A Saint Etienne, la Sainte-Barbe, patronne des mineurs, défile dans les rues jusqu'aux différents puits de mines, ce défilé est généralement accompagné d'un spectacle. Le maire donnait traditionnellement un jour de congé à cette occasion. Par extension elle est aussi la sainte patronne des écoles des Mînes.

Au sein des corps de sapeurs-pompiers, la fête de la Sainte-Barbe est souvent associée à un défilé et à un repas ou un bal dans de nombreuses villes de France. Cette fête traditionnelle se réfère à la sainte réputée protectrice des sapeurs-pompiers.

Sainte Catherine le 25 novembre

chapeau de Sainte Catherine

Le 25 Novembre, jour de la Sainte Catherine, on fête les jeunes filles de 25 ans (les catherinettes) qui ne sont pas encore mariées. La tradition veut qu'elles portent un chapeau extravagant aux tons jaunes et verts confectionné pour ou par elles, à leur image.


Sainte Catherine est la patronne des filles à marier, mais aussi des théologiens, philosophes, orateurs, notaires, étudiants, meuniers, plombiers, tailleurs ...

L'étymologie grecque du prénom Catherine est "Katharos" qui signifie "pure".


Autrefois, les statues de sainte Catherine placées dans les églises étaient ornées d'une coiffe qui était renouvelée chaque année. Cette opération était le privilège des jeunes femmes âgées de plus de 25 ans et encore célibataires. D’où l'expression « elle va coiffer sainte Catherine » qui signifiait que la jeune femme n'avait toujours pas trouvé de mari.

Cette dernière pouvait alors implorer la sainte avec la prière suivante : « Sainte Catherine, aide-moi. Ne me laisse pas mourir célibataire. Un mari, sainte Catherine, un bon, sainte Catherine ; mais plutôt un que pas du tout ».

Les jeunes filles à marier se promenaient en ville revêtues de tenues et de chapeaux extravagants et se rendaient en cortège devant une statue de Sainte Catherine pour la parer de fleurs, rubans, chapeaux ... Elles coiffaient Sainte Catherine dans l'espoir de trouver un mari ! Elles allaient au bal et celles qui voulaient trouver un mari se mettaient un chapeau complètement fou sur la tête. Elles y accrochaient des objets jaunes et verts pour se faire remarquer.





Origine de Saint Catherine
 
Sainte Catherine d'Alexandrie a vécu au IIIe siècle. Sa légende rapportée en France par les croisés, raconte qu'elle est morte vierge et martyre. Elle fut d'abord attachée à une roue munie de pointes, qu'elle parvint à briser par ses prières. Elle fut ensuite décapitée et de son corps jaillit du lait. Puis elle fut portée part des anges sur le Mont Sinaï.


Sainte Catherine

Sainte Catherine d'Alexandrie
Née à Alexandrie au sein d'une famille noble, Sainte Catherine se convertit au christianisme à la suite d'une vision. Très intelligente, elle suit les cours des plus grands maîtres chrétiens.
Elle est la seule sainte du paradis à posséder trois auréoles : la blanche des vierges, la verte des docteurs et la rouge des martyrs.


C'est la fête des modistes (fabrique des chapeaux) et des Maisons de couture qui donne ll'occasion de créer et de porter de superbes chapeaux. Il n'y a pas que dans les Maisons de couture qu'on fête la sainte Catherine, dans les bureaux également, les jeunes filles célibataires de plus de 25 ans portent un  chapeaux. Elles doivent le garder jusqu'à la fin de la journée.















Un calendrier de l'Avent moderne et original

Calendrier de l'Avent

Des saturnales à la fête chrétienne





Pour comprendre les origines de Noël et de toutes les fêtes qui précèdent Noël, il faut remonter aux temps anciens jusqu'à l'époque romaine.

Vous l'aurez compris, les différents peuples étaient marqués par le déclin du soleil qui caractérise les derniers mois de l'année. Du soleil dépend la culture, donc la nourriture, la chaleur et le bien être. Depuis la nuit des temps, les rites de remerciements et de sacrifices sont célébrés aux solstices d'été et d'hiver. Le solstice d'hiver est important car c'est la période de l'année où les journées commencent enfin à être plus longues. Déjà avant l'époque romaine, des fêtes avaient lieu à cette période dont le but était de redonner courage et espoir au peuple effrayé par les sols gelés, l'absence de vie et l'obscurité.

Les saturnalesLes romains invoquaient Saturne, dieu des semailles et de l'agriculture, dont le nom vient du verbe latin Severe (semer). Sa fête, "les saturnales", donnait lieu à des réjouissances du 17 au 24 décembre.
On disait qu'elles s'étendaient jusqu'aux calendes de janvier, le jour de l'An romain. Les calendes désignaient, chez les Romains, le premier jour de chaque mois.

Au départ les Saturnales avaient lieu à l'occasion des semailles, mais cette tradition se perdit avec le temps. Cette célébration servit peu à peu à justifier toutes sortes de réjouissances effrénées, de fêtes et d'orgies. Le peuple dansait, jouait et les rois et donnaient des repas aux esclaves. Les hommes se déguisaient en femmes pour jouer des saynetes. Il régnait une ambiance généreuse, comme pour les fêtes de Noël actuelles. On offrait des cadeaux, des porte-bonheur, du miel, des gâteaux, de l'or. On décoraient les maisons avec du lierre, des branches de houx et de gui et tout travail, à part celui de la cuisinière et du banquier, était interdit.





Ces festivités païennes entravairent pendant longtemps la propagation du christianisme.

Les peuples nordiques de leur côté célébraient Njord, dieu de la fécondité et Idun, gardienne "des pommes de providence", nourriture des dieux.

Les orientaux rendaient un culte à Mithra, divinité de la lumière, de la chasteté et de la pureté.
Il combattait les forces maléfiques. Au IIe et IIIe siècles av. J. C., son culte fut répandu dans tout l'Empire romain et l'empereur Aurélien en fit même la religion d'Etat. Les soldats romains, dont bon nombre vénéraient Mithra, furent les ambassadeurs de cette religion qu'ils répandirent jusque dans les provinces les plus éloignées de l'Empire.

La propagation de la chrétienté au sein de l'Empire romain était donc menacée par les fêtes paÏennes des Saturnales et par le culte de Mithra.





Au 4e siècle, pour enrayer ce culte païen, l'Eglise chrétienne prit une mesure très astucieuse. La fête de la naissance du Christ fut avancée du 6 janvier au 25 décembre pendant le solstice d'hiver. Le 25 décembre était la fête la plus importante de l'an mithraïen : on fêtait la renaissance du "sol invinctus" (dieu invaincu). L'Eglise n'hésita pas à déclarer le Christ "sol invinctus". Les chrétiens procédèrent de la même manière au cours de l'évangélisation d'autres peuples : la fête de Noël fut transférée aux jours de fêtes païens importants, tels que la fête de Jul chez les germains. L'objectif restait le même : faciliter le passage de la coutume païenne à la foi chrétienne.

Pour faciliter ce changement, les autorités ecclésiastiques décidèrent de s'appuyer les rites paiens existants. Il ne fut pas difficile, de créer un lien entre le houx aux feuilles piquantes et la couronne d'épines du Christ par exemple. Au lieu d'interdire les saynetes très appréciées du peuple, l'Eglise tenta de les remplacer par des tableaux vivants qui avaient pour thème principal la naissance du Sauveur selon les données des Evangiles de Matthieu et de Luc qui devinrent les crèches vivantes que nous connaissons aujourd'hui.

Les crèches vivantes étaient répandues dans les régions alpines. Les santons de Provence sont issus de cette tradition et apparurent au XVIIIe siècle. Les personnages étaient façonnés avec de la mie de pain séchée, puis peints à l'huile et au vernis.

Au VIe siècle, le pape Grégoire envoya Augustin sur les îles britanniques pour évangéliser la population anglo-saxonne. Il donna l'ordre aux moines d'intégrer les cérémonies chrétiennes dans la tradition des païens afin que les mutations ne les effraient pas trop.

Avec la propagation du christianisme, la fête de Noël commença aussi à jouer un rôle de plus en plus important dans la vie politique des peuples européens. Suite à l'écroulement de l'administration romaine et du système de transport, la communication entre les souverains se fit de plus en plus rare. Ainsi, Noël, devint l'une des rares occasions pour les princes de se rencontrer. Dans l'Europe entière, les rois chrétiens se faisaient couronner ce jour là, tel Charlemagne, Roi des Francs, qui fut nommé Empereur du Saint Empire romain, par le pape, le jour de Noël de l'an 800. Ces couronnements donnaient l'occasion d'organiser de grandes fêtes avec des banquets où l'on mangeait et buvait en excès.

A quoi ressemblent les volaeren ?

Voici à quoi ressemblent les volaeren, les petits pains à 2 têtes que les dunkerquois grignotent à la Saint Martin le 11 Novembre.

Place Bellecour dans une boule à neige


Fête des lumières à Lyon : la Place Bellecour dans une boule à neige

Pourquoi fêter cette période de l'année ?



Les fêtes de novembre donnent le signal de l'entrée de l'hiver.

Fin novembre, il fait froid, la grisaille s'installe, le soleil se cache, les jours deviennent de plus en plus courts, à priori ce ne sont pas des conditions qui donnent envie de faire la fête.... et pourtant ... A toutes les époques les hommes ont organisé des fêtes à cette période de l'année afin de conjurer les mauvais sorts, conjurer la peur de rentrer dans une maison froide plongée dans la nuit et l'arrivée effrayante des longues nuits. 

Au gré des fêtes, on célèbre la lumière et la fécondité. Avec la lueur des bougies, les maisons sombres se remplissent de lumière. Ces différentes coutumes apportent un souffle de chaleur et de convivialité.

Tout commence par Halloween le 31 octobre, puis la Saint Martin le 11 novembre, très fêtée en Allemagne, Sainte Catherine le 25 novembre, Sainte Barbe le 4 décembre et la plus importante pour les habitants du nord et de l'est de l'Europe, la Saint Nicolas le 6 décembre. 

Sans oublier le 13 décembre, Sainte Lucie ou fête des lumières, très fêtée à Lyon et dans le nord de l'Europe.
La tradition veut que chaque famille lyonnaise conserve ses décorations de Noël, son assortiment de verres du 8 décembre, épais et parfois colorés. On appelle ces verres garnis d'une bougie, des « lumignons ». Le soir du 8 décembre, les bougies sont allumées et placées dans les verres déposés sur le bord des fenêtres.






Qui a inventé le calendrier de l'Avent ?

Au XIXe siècle, en Allemagne on avait l'habitude de donner des images aux enfants pendant la période de l’avent. Au fil du temps les images sont devenues de plus en plus somptueuses avec des dorures, du relief et des dentelles de papier.

Calendrier de l'Avent

La petite histoire raconte qu'un jour un père de famille germanique voulant canaliser l'impatience de ses enfants, découpa des images pieuses qu'il leur remit chaque matin. Il inventa ainsi l'ancêtre du calendrier de l'Avent ( Adventskalendar). 

Les images sont devenues dans un calendrier de vingt-cinq cases. A partir du 1er décembre, l’enfant peut ainsi ouvrir les petites portes et découvrir chaque jour une nouvelle image. On peut alors y lire la phrase de l'Évangile ou y prendre la confiserie qu'elle contient.


Une façon de tromper l’attente jusqu’au 24 décembre.

C'est aussi par un calendrier de l'Avent artisanal que commence Gerhard Lang, fils de pasteur. C'est seulement en 1908 qu'il fait publier le premier calendrier imprimé. Il s'agissait de 24 images détachables à coller chaque jour sur un support pour former un poème religieux.

En 1920, on voit naître des calendriers cachant des friandises.
 
Calendrier de l'Avent


En Allemagne les hôtels de ville se transforment souvent en calendrier de l'Avent géant. Les fenêtres numérotés jouant le rôle des cases, découvrant peu à peu des scènes colorées ou des blasons.


Calendrier de l'Avent

Un peu plus tard, les images pieuses se sont envolées pour laisser place à des biscuits. Le calendrier est ainsi né.



Version moderne du calendrier de l'Avent

  Calendrier de l'Avent

Depuis les calendriers de l'Avent on bien évolués. Laissons de côté les versions commerciales qu'on trouvent facilement en supermarché, vous savez le panneau cartonné dont chaque case contient un mauvais chocolat. Le mieux reste encore de le créer soit même, avec des objets de récup et les idées originales ne manquent pas et d'y glisser des petits cadeaux, des mots doux, des poèmes, des dessins, des petites attentions.

Voici une sélection de 10 idées glanées sur le web :















bon ok elles sont 12 ...




La couronne de l'Avent

La couronne de l'Avent :

Fabriquée pour le premier dimanche de l'Avent, elle est faite de branches de sapin, de pin, de houx ou parfois de gui. Elle est nouée de rubans rouges, pommes de pin et est ornée de quatre bougies.


Elle peut être posée horizontalement ou bien suspendue comme décoration aux portes ou aux fenêtres.


couronne de l'AventLa couronne est un ancien symbole qui signifie plusieurs choses :

Sa forme ronde évoque le soleil et annonce son retour chaque année. 


Le cercle symbolise également l'éternité donnée à la vie par la résurrection, par lui-même, le vert symbolise la vie, et les cierges la lumière qui vient et éclairera le monde dans la nuit de Noël.

Selon le rite catholique, on bénit la couronne de l'Avent. 


On allume la couronne de l'Avent dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Allumer au deuxième dimanche le cierge qui fait face au premier est considéré comme une erreur. 

Traditionnellement, les quatre bougies sont rouges et massives.

Les quatre bougies de la couronne de l'Avent représentent les quatre semaines avant Noël. Elle sert en quelque sorte de compte à rebours.


On allume les bougies les quatre dimanches avant Noël. 


La première bougie est allumée le premier dimanche de l'Avent. Le deuxième dimanche, l'ancienne bougie et une nouvelle (donc deux), le troisième dimanche, les deux anciennes bougies et une nouvelle (donc trois); le quatrième dimanche, les trois anciennes et la dernière (donc les quatre).

La difficulté est alors de laisser durer une bougie quatre dimanches, une deuxième trois dimanches et une troisième deux dimanches, mais on peut également les remplacer afin d'obtenir chaque dimanche un ensemble homogène .


Dans la religion catholique les bougies symbolisent les grandes étapes du salut avant la venue du messie.

couronne de l'Avent - La première bougie est le symbole du pardon accordé à Adam et Ève

- La deuxième est le symbole de la foi d'Abraham et des patriarches qui croient ai don de la terre promise


- La troisième est le symbole de la joie de David dont la lignée ne s'arrêtera pas. Elle témoigne de l'alliance avec Dieu. 


- La quatrième est le symbole de l'enseignement des prophètes qui annoncent un règne de justice et de paix.

Actuellement pour la messe dans les églises catholiques, pendant l'Avent on allume progressivement les quatre bougies, mais le symbolisme des étapes du salut n'est pas exprimé. Noël sera là lorsque la dernière bougie sera allumée. Le plus souvent les bougies sont rouges pour évoquer le feu et la lumière.
 

Au Canada, la couronne de l'Avent est ornée de 3 bougies violet et une bougie rose. La bougie rose est allumée le 3e dimanche et elle évoque la joie car l'attente s'achève. À chacun des dimanches où l'on allume une nouvelle chandelle, c'est pour évoquer le feu et donc la lumière.

En Suède, les chandelles sont blanches symbole de fête et de pureté.

En Autriche, elles sont violettes qui est un symbole de pénitence.

Le nombre quatre symbolise aussi les quatre saisons et les quatre points cardinaux.

La couleur verte de la couronne symbolise la végétation, signe d'espérance durant les longs mois d'hiver.

Pour les chrétiens, cette couronne est aussi le symbole du Christ Roi, le houx rappelant la couronne d'épines posée sur la tête du Christ. Le houx est également choisi parce qu'il ne perd pas ses feuilles en hiver. Il symbolise ainsi l'éternité de Dieu.